Encore une prise de bec avec ma mère, je fais le sourd claque la porte, pour oublier je ricane avec mes potes... Le visage plongé dans les étoiles, noyé dans ma gamberge, je cherche une île, une berge, ou au moins un bout de bois. Je me sens comme une bouteille a la mer, je vais là où le flot de la vie me mène, c'est à dire loin de tout, même de ma mère.
La vie m'a offert la solitude de Robinson, je voudrais repeindre celle-ci, mais je ne trouve pas le bon pinceau.
Mais bon, la vie faut la vivre donc je fuis le vide brisé de mon existence, continue, navigue, même dans le vide je vire a tribord et prends la fuite. A travers mes lignes je te décris mes rides, me construit un mythe... je sens que mon poul ralentit... Maman, la marée est haute et je me laisse emporter par les vagues, elles sont trop fortes, je voudrais te dire que je taime, mais j'ai trop le trac.
Marque mon front de ton sourire, s'il te plait oublie toutes les fois où je t'ai fait souffrir, je sais que le fort est une force que je maîtrise peu, et je sais aussi que c'est le parapluie qu'il faut quand sur tes joues il pleut.
Je voulais apprendre a donner j'ai appris a tout manger, apprendre a pardonner j'ai appris a me venger, je voulais apprendre a aimer j'ai appris a haïr, je ne voulais pas ramer je l'ai fais avec un gros navire, j'ai voulu éviter la pluie je l'ai affronté en t-shirt, je la voulais pour la vie mais je ne l'ai eu que pour un flirt.
Je me sens comme une bouteille a la mer, noyée dans les vagues de la mélancolie de la vie. Comme une bouteille a la mer, à la recherche d'une dune, d'un navire, qu'on puisse me repêcher et... lire ce qu'il y a dans mon coeur.